Marie Chauché

Surfeuse

Crédit Photo: Eric Chauché

Marie est une longboardeuse accomplie aussi à l'aise sur les compétitions de surf que de sauvetage côtier. Amoureuse des voyages et sensible aux questions environnementales, elle est fraichement diplômée pour défendre ses valeurs.  

 

Quel est ton parcours et comment tu te définit aujourd’hui? 
Je suis une surfeuse originaire du Pays Basque mais c’est au Maroc que j’ai appris à surfer, très jeune. Mon parrain, Laurent Miramon, y tient un Surfcamp, Surfland. Mon père est photographe de surf, j’ai baigné dans le milieu depuis toute petite. 
A 15 ans, j’ai commencé mes premières compétitions en longboard, j’ai remporté deux titres de championne de France en espoir (2016 et 2018), en parallèle du sauvetage côtier qui m’a appris à dépasser mes limites dans l’océan dans une ambiance toujours conviviale et bon enfant, mais aussi la cohésion d’équipe et l’entraide. J’ai été sportive de haut niveau dans cette discipline pendant 4 ans, durant lesquels j’ai remporté 4 titres de championne de France et deux fois le tour européen en flags (discipline mêlant explosivité et sprint sur le sable). 
Malgré mon parcours de compétitrice, je surfe avant tout pour le plaisir et dans toutes les conditions, avec différents supports : shortboard, longboard, gun, bodysurf… J’ai eu la chance de voyager un petit peu ces dernières années et j’en ai profité pour commencer à écrire mes premiers articles. J’aime raconter des histoires, et pour cela aussi tous les supports sont bons. Plusieurs petits films documentaires sortiront donc cet été. En parallèle, je juge occasionnellement des compétitions au niveau régional et fédéral. Je continue la compétition au niveau national, cette année j’ai remporté le circuit des opens de France en gagnant trois étapes (Biarritz, Guadeloupe et l’ile d’Oléron). 
En parallèle, je viens d’être diplômée d’un Master en Gouvernance de la Transition écologique à Sciences Po Bordeaux et d’un DU en droit de l’environnement, je suis aussi animatrice Fresque du climat. Ayant grandi entre océan et montagnes, j’ai toujours été particulièrement sensibles aux questions environnementales et je suis aujourd’hui amenée à travailler pour leur prise en considération à plus grande échelle.

Quel est le plus grand défi que tu as rencontré dans ta carrière 
Concilier ma pratique du surf avec mes études à Sciences Po Bordeaux. Ce fût 5 années intenses mais très enrichissantes. Il a fallu mettre le surf entre parenthèses parfois pendant plusieurs mois.
Une blessure à la cheville il y a deux ans m’a également mise à rude épreuve.
Les périodes loin du line-up sont clairement les plus gros défis auxquels j’ai dû faire face en tant que surfeuse.


Quel conseil donnerais-tu aux jeunes pratiquants 
Prendre du plaisir, toujours et avant tout.
Apprendre à glisser, à lire la vague avant de vouloir faire des manœuvres, choisir des planches et des spots adaptés, et être encadrés par les bonnes personnes. Rester humble et à l’écoute des surfeurs plus avertis, pour s’imprégner des codes souvent implicites qui structurent le surf et le line up. 
Le surf demande beaucoup de patience et résilience, ce n’est pas un sport facile d’accès mais avec la passion, l’envie et la régularité, les progrès peuvent être rapides ! 

Qu’est-ce que tu recherches dans une protection solaire?
De pouvoir passer des heures dans l’eau sans prendre de coups de soleil, et ce qu’importe la saison et la région dans laquelle je me trouve ! J’attends une bonne protection, une facilité d’usage, une sobriété dans l’emballage et surtout une bonne formule qui permet de préserver les écosystèmes marins !

 
Publié dans: Surfeuse